tableau électrique

Installer un tableau électrique divisionnaire, comment procéder ?

Installer un tableau électrique divisionnaire est indispensable lorsqu’un bâtiment réclame des travaux d’extension. Ce coffret supplémentaire permet de conduire le courant dans un local annexe pour lui faire bénéficier d’une installation électrique autonome. Le raccordement de ce tableau secondaire obéit à un certain nombre de règles, d’où l’objet de ce présent guide.

Quand prévoir une extension électrique à domicile ?

L’installation d’un tableau électrique divisionnaire est recommandée dès lors que la surface d’un habitat dépasse 120 m². En effet, au moment de construire ou de rénover, il arrive que le tableau électrique principal ne permette pas d’accueillir tous les modules de contrôle. Afin de couvrir tous les locaux, il faudra ainsi prévoir un ou plusieurs raccordements supplémentaires. Ces tableaux de contrôle secondaires trouvent usage pour ravitailler en électricité une ou plusieurs dépendances plus ou moins éloignées d’un habitat.

Les règles dans le choix des dispositifs d’installation

Pour opérer des travaux d’extension électrique sécurisés dans une maison, il faudra choisir judicieusement le calibre du disjoncteur. Ainsi, pour l’éclairage, le calibre du disjoncteur ne doit pas être inférieur à 10A ni dépasser 16A. Pour les circuits des prises électriques, il est nécessaire d’installer un dispositif de protection d’entre 16A et de 20 A. Pour les circuits spécifiques d’une puissance maximale respective de 4600 W et 7360 W, il est conseillé d’opter pour un appareillage modulaire d’entre 20A et 32A. Au moment d’installer un tableau électrique secondaire dans un bâtiment, il convient aussi de choisir la section minimale de conducteur de courant. Ainsi, la longueur maximale ne doit pas dépasser 16 m si la section de la liaison est de 2,5 mm², pour un disjoncteur de 16 A. De même, si elle est de 4 mm², il convient d’opter pour une longueur de 25 m. En revanche, il est interdit d’adopter de telles sections de liaison pour un disjoncteur de 25 A et plus.

Guide d’installation du tableau électrique divisionnaire

La première étape consiste à couper l’alimentation électrique au niveau du disjoncteur général pour sécuriser la mise en place du tableau secondaire. Ensuite, il faudra démonter le capot et séparer les fils des appareillages du mur. Après avoir identifié les points de fixation, il faut insérer les chevilles et installer le tableau électrique secondaire. Une fois cela terminé, il ne reste plus qu’à le relier à la phase, au neutre et à la terre. Le fil vert/jaune correspondant à la terre doit être relié aux bornes de terre. Quant aux fils neutre et phase, ils doivent être branchés directement à l’interrupteur différentiel. L’ajout d’un disjoncteur dans le coffret principal est nécessaire pour sécuriser le tableau secondaire. Le tout, en fonction de ses besoins en puissance électrique. L’alimentation doit être reliée à ce dispositif modulaire avant de remettre le courant en marche.

Tableau électrique : les normes indispensables pour une installation conforme

Pour garantir la sécurité d’une installation domestique ou professionnelle, un tableau électrique conforme doit répondre à plusieurs normes strictes, notamment celles définies par la réglementation NF C 15-100 en vigueur en France. Cette norme impose des règles claires concernant l’organisation, la protection et la distribution des circuits électriques au sein de toute habitation. Un tableau bien conçu assure non seulement une répartition efficace de l’électricité, mais aussi la protection des personnes et des biens contre les risques d’incendie ou d’électrocution.

La première exigence concerne la structure du tableau lui-même. Il doit être suffisamment dimensionné pour accueillir l’ensemble des équipements de protection indispensables, tels que les disjoncteurs divisionnaires, les interrupteurs différentiels et, si nécessaire, des parafoudres. Chaque circuit doit être identifié clairement afin de faciliter toute intervention, maintenance ou dépannage. Une étiquette ou un schéma récapitulatif est recommandé pour indiquer l’usage de chaque ligne (éclairage, prises, appareils électroménagers, etc.).

Ensuite, la présence d’un dispositif différentiel de sensibilité adaptée est obligatoire. Ce composant détecte les fuites de courant vers la terre et coupe immédiatement l’alimentation en cas d’anomalie, réduisant ainsi les risques d’accidents graves. Selon la configuration du logement et le nombre de circuits, des différents de 30 mA en tête de tableau, avec répartition entre circuits sensibles et non sensibles, sont généralement requis.

La norme NF C 15-100 impose aussi des conditions de protection contre les surintensités, via des disjoncteurs adaptés à la charge maximale de chaque circuit. Cela permet d’éviter les surchauffes et les dommages causés par des surcharges ou des courts-circuits.

Enfin, l’installation doit être réalisée dans des conditions qui respectent l’accessibilité du tableau, son environnement (absence d’humidité ou de sources de chaleur excessives) et la continuité de la mise à la terre. Un tableau électrique conforme constitue ainsi une fondation essentielle pour une installation électrique sûre, fiable et durable.